REPARTITION

Aujourd’hui 63 individus possèdent autant d’argent que 3,5 milliards d’individus, la moitié la plus pauvre de l’humanité. Davantage pour 1 individu que pour 50 millions d’autres, et ce 63 fois.

Cette répartition de l’argent est vicieuse. Elle récompense les pires destructeurs (dérégulation financière, pollueurs non payeurs, paradis fiscaux, obsolescence programmée, lobbies pour destructions, guerres, insécurités et dictatures …), et appauvrit les autres (diminution de la classe moyenne, croissance des exclus) en leur faisant exiger du travail qui se fabrique par ces même destructions.

Améliorer la répartition (revenu universel, revenu maximum autorisé …) enrichira les populations en permettant d’orienter le travail vers diminuer les problèmes et rendre plus facilement disponibles les ressources souhaitées. Il s’agit de permettre aux populations de ne pas haïr la croissance du gratuit, d’exiger prévention et productivité, la protection des biens publics et la production de mieux avec moins. Bref de diminuer nos emplois d’esclaves de nos besoins d’argent et augmenter nos activités libérées de l’argent. 

REALITE

La « réalité » est un amalgame, la confusion de deux sens dans un seul mot, entre la source et le résultat. Les deux mots sont le réel et la réalité.

La source est le réel, le résultat est la réalité.

Le réel se nomme innommable, en psychanalyse.

Le résultat de la perception de ce réel par un vivant est sa réalité.

Chaque réalité est la perception du réel après son filtrage et traitement par les lunettes physiologiques (ses capteurs de signaux) et culturelles de chaque individu (son histoire personnelle) ou collectivité (le langage d’abord).

« La » réalité est toujours « une » réalité, qui ne concerne que ceux qui en parlent comme ça.

La réalité est l’information qui résulte pour l’individu de sa réception physiologique et culturelle.

Le traitement qui fabrique chaque réalité de chaque vivant est toujours simultanément incarné et culturel (l’inné et l’acquis).

Chaque réalité est toujours la perception du réel fabriquée par les capteurs et les traitements de chacun, individus et collectivités.

La réalité est « subjective », c’est la représentation perçue par un sujet (un individu), la construction conceptuelle subjective et spécifique à chacun de son image intériorisée du « réel  » à partir de l’ensemble des perspectives qui lui son accessibles. Chaque perspective étant par définition ce qui se voit à partir d’un point (de vue).

Il y a autant de réalités que d’individus. Une culture ou civilisation est la fabrication d’une réalité partagée que les individus fabriquent par le partage de leurs perceptions et réalités subjectives.

La réalité qu’évoque une collectivité n’est que sa perception du réel fabriquée par son partage des perceptions subjectives et singulières de ce réel par chacun de ses acteurs, individuels et collectifs (infrastructures technologiques, culturelles, médiatiques).

La réalité collective résulte de la diversité de plusieurs perspectives simultanées.

Cette diversité des points de vue permet d’élargir la réalité résultante, moins contextualisée et davantage multidimensionnelle, telle visualiser autrement mieux une chaise grâce à une diversité de vues, de dessus, de face, de côté, de biais …. mais y voir une « chaise » est déjà une construction, un choix culturel que n’y percevra pas le jasmin voisin.

Evidemment les perspectives historiques élargissent et enrichissent cette diversité.

Le plus souvent cette réalité collective ne colle pas du tout à l’observable vu d’un tiers externe, car elle est surtout imposée par les modèles culturels préfabriqués (religieux, telle aujourd’hui la religion de l’argent, avec « in god we trust » sur le dollar US).

Autrement dit, en fait observable à tout instant, la « réalité » collective n’est jamais « factuelle » ni « objective ».

Elle résulte toujours de la déformation volontaire et systématique des informations et représentations que fabriquent les populations pour maintenir ou améliorer leur propres positions et avantages sociaux.

Les pires déformateurs y étant toujours les plus puissants socialement.

Il n’y a qu’un réel, innommable et infiniment diversement abordable, mais il y a autant de réalités que de vivants, des végétaux aux animaux, des espèces aux individus.

Pour chacun sa réalité est la construction qui résulte de ses choix à équilibrer entre se respecter (dans ce qu’il ressent) et être connecté aux autres (dans les réalités qu’ils évoquent).

Tout cela pour évoquer que chacun peut choisir d’améliorer sa réalité par son nettoyage intérieur de ses malformations historiques et culturelles, par son choix d’accepter de ça voir et ressentir ce qu’il perçoit adapté à son mieux vivre pour lui et pour tous.

Et que ce faisant il transforme aussi sa civilisation car il y propose et diffuse d’autres éclairages d’où peuvent émerger d’autres réalités plus propices à mieux vivre ensemble, basées sur moins de déni et davantage d’écoute, de soi même (soi m’aime) et de tous.

… la même confusion s’applique à « la   vérité »  !